L'OCCITAN : POUR QUI ? POURQUOI ?

Pour qui ? / Per qual ?

Vous êtes passionné de langues et littérature ?
Vous vous intéressez à l’histoire, la culture de la région où vous vivez ?
Vous avez envie de faire des études pédagogiquement très encadrées, avec des débouchés professionnels assurés ?
Vous êtes débutant en occitan ? Pas de panique, les débutants sont les bienvenus !

« J’ai toujours entendu parler occitan chez moi. J’aime lire et je suis curieuse d’un peu toutes les littératures. Etudier la langue occitane me permet de lire les auteurs occitans directement dans leur langue ». (Sarah Combes, étudiante L3 occitan)

Pourquoi étudier l'occitan ? / Perqué estudiar l'occitan ?

Plaisir / Plaser

L’occitan c’est avant tout le plaisir d’étudier : le plaisir de découvrir culture et patrimoine, sonorités de la langue, matériaux d’expression et de création. Les étudiants sont pour la plupart des jeunes motivés et passionnés.

« Même si les anciens meurent, la relève suit », affirme Valentin Belhomme, titulaire d’une licence d’occitan de l’université Paul Valéry, salarié de l’Institut d’estudis occitans (40 salariés, dans toutes les régions de l’espace occitan).

Lise Lafon, 8 ans, scolarisée en section bilingue à Penne d’Agenais depuis la petite section de maternelle : « Je fais de l’occitan parce que c’est la langue qui était parlée ici partout il n’y a pas si longtemps. Le nom de ma maison et celui de la maison de mes grands-parents est en oc. Elle est belle cette langue, et puis quand des grands de CM2 français [ndlr : filière monolingue] font ceux qui savent mieux que nous, eh bien nous on leur parle en oc, et là ils sont bien obligés d’admettre qu’ils ne savent pas tout. Et puis le plus important, c`est que je peux dire plein de bêtises avec mon papi sans que maman comprenne ! »

Convivialité / Convivialitat

L’occitan est souvent la langue de communication entre étudiants et professeurs et entre étudiants eux-mêmes. Cette passion se partage en classe et en dehors de l’université, entre les jeunes et les moins jeunes. Monique Sarrazin, étudiante de deuxième année d’occitan en enseignement à distance, déclare avec humour : « pour mes 70 ans, je ne savais pas quoi m’offrir, je me suis offert mon inscription à la fac. Je ne savais pas trop où je mettais les pieds…mais c’est un réel plaisir, un bonheur ! ».

« On partage la même passion. L’occitan est un virus et quand il t’attrape il ne te laisse plus ». (Charlotte Cabrera, étudiante en 2e année de licence)

Florence, lycéenne à Langon : « J’ai débuté l’occitan en 6e, parce que j’entendais mes grands-parents parler cette langue. J’ai décidé de continuer l’occitan au lycée, pour ne pas le perdre et aussi pour m’aider pour le bac. Je ne parle pas vraiment occitan en dehors des cours, sauf quelques mots : adiu, va plan, a totara… Je vis la lenga nòsta comme une langue d’étude et de culture et je regrette que notre société n’en fasse pas plus. Quand j’écoute Nadau, Joan-Pau Verdier, Massilia Sound System, j’ai envie que l’occitan soit une langue de communication comme les autres. »

Développement intellectuel et cognitif / Desvolopament cultural e cognitiu

Marianne, maman de Lise et Quentin, élèves en section bilingue publique : « Quand Lise a été scolarisée, je l’ai vue évoluer : plus éveillée, plus consciente des autres, du monde alentour, des liens avec les autres langues. Je l’entends encore à 4 ans dire en écoutant des gens parler : « maman, ce n’est pas de l’oc, ce n’est pas de l’espagnol, et je ne sais pas ce que c’est ! » Quelle force de pouvoir dire ce que l’on ressent, ce que l’on vit dans plusieurs langues ! On écoute aussi pas mal d’histoires, on a investi dans les bouquins et en classe, le maître a acheté un livre qui présente une histoire en languedocien, en gascon, en limousin et même en français : je suis étonnée de les voir écouter, chercher à comprendre : quelle maturité ! Quelle abstraction ! Le petit qui a 4 ans est capable d’entendre qu’il y a plusieurs langues et d’écouter attentivement ! »

Emmanuel Questel, parent d’élève à la Calandreta Sant Çubran : « L’école en occitan est un formidable outil d’ouverture d’esprit et de compréhension des traditions de la région (carnaval...) et de notre quotidien : les gens seraient surpris de savoir qu’à Toulouse et dans la région les expressions que nous utilisons tous les jours viennent de l’occitan (ça m’espante, ça pègue...) »

Culture générale et emplois / Cultura generala e emplecs

Une passerelle vers d’autres langues / Una palanca cap a d’autras lengas

La facilité d’acquisition de cette langue de proximité permet de comprendre son fonctionnement syntaxique, grammatical et de s’ouvrir sur les langues et aux autres.

« Je souhaite devenir professeur d’occitan dans les écoles publiques. Apprendre et utiliser deux langues dès l’enfance permet d’apprendre plus facilement d’autres langues, et surtout les langues romanes ». (Sarah Combes, étudiante de troisième année d’occitan)

Gauthier Couffin, professeur d’occitan : « La langue occitane partage de nombreuses similitudes avec les autres langues romanes. De plus grâce à un positionnement géographique qui situe son espace au carrefour de plusieurs espaces linguistiques, les possibilités d’intercompréhension en langues romanes pour un locuteur francophone sont multipliées par une connaissance de l’occitan. Cette réciprocité fonctionne tout particulièrement avec les langues voisines : le catalan, l’italien, l’espagnol et le français notamment »

Tous ces témoignages sont à retrouver sous forme de clips sur le site www.univ-montp3.fr/occitan/, rubrique « Témoignages »

Des opportunités d’emploi / D’escasenças de trobar un emplec

De plus en plus de métiers se développent autour de l’occitan et des nouveaux emplois se créent. Tous nécessitent cependant un bon niveau de culture générale, en occitan et dans des domaines très variés.

Lire la suite : Les métiers liés à l'occitan